mercredi 2 janvier 2013

« Juger, c'est de toute évidence ne pas comprendre puisque, si l'on comprenait, on ne pourrait pas juger. » MALRAUX

Cette fois, j'ai adoré, pour deux grandes raisons :
-  Les sujets m'ont intéressée : le rôle des médias dans notre société est un thème que j'apprécie et que j'aime décortiquer, comme j'ai pu le faire dans le cadre du cours de Mme Grailet avec le terrible essai de Bourdieu "Sur la Télévision". La difficulté de la réinsertion est aussi un sujet qui m’intéresse parce que je pense que l'appartenance à une société est toute relative pour certaines personnes, comme les meurtriers, les prostituées, les SDF. Ce sont des personnes complètement rejetées par la société, que l'on tolère (sens péjoratif), mais dont la société a presque besoin pour pouvoir les médire. Quels mécanismes psychiques complexes nous poussent à agir de la sorte ?

-  La construction du récit m'a permis de rester en haleine jusqu'au 3/4 du roman car c'est seulement à ce moment que l'on apprend les raison du geste de JJ. Au début, je dois avouer que j'ai eu un peu peur d'apprendre si vite qu'Alice était JJ, je me suis dit, mais pourquoi le dire si tôt, pourquoi ne pas laisser planer le doute ?? Heureusement, cette inquiétude a vite disparu et le suspens s'est porté sur autre chose : Qu'a-t-elle fait ? Pourquoi l'a-t-elle fait ?

C'est donc un roman que j'ai beaucoup apprécié pour ces deux raisons, mais également parce que le style fluide, les chapitres courts, et les flashbacks récurrents permettent de ne jamais s'ennuyer !!

Julie, l'étudiante

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