mardi 21 octobre 2014

« Ce qui est le plus négligé dans nos écoles est justement ce dont nous avons le plus besoin dans la vie. » H. Spencer

L'école... cette énorme machinerie, ce monstre écrasant, ce trieur castratateur.
L'école... ses enfants frustrés, ses professeurs méprisants, ses directions déconnectées.
L'école... des rêves brisés, des ambitions rabottées, des espoirs broyés.
L'école... un maillon de chaîne capitaliste, productiviste et libérale.

Cette école est dénoncée par la magnifique pièce "Entre rêve et poussière" au Théâtre de Liège.

Le collectif de créateurs met en scène un scénario qui correspond parfaitement à la réalité scolaire... ce qui est absolument effrayant!
L'école y est montrée telle qu'elle est - malheureusement - : une usine rentable à pantins à qui on retire l'imagination et la créativité pour en faire des adultes juste bons à faire du fric!
Les enfants, les adolescents, adultes de demain, valent mieux que ça!
Sans oublier cette filière professionnelle, trop souvent utilisée comme une menace et une sanction. Un a priori véhiculé par l'école et par les familles, très justement souligné dans cette pièce. Respectons cette orientation et a fortiori tous ceux qui la choisissent.

Comment parler de cette pièce sans mentionner l'actrice. Du haut de sa petie dizaine d'années, Juliette est fraiche, dynamique, juste... simplement époustouflante!

Merci à David Daubresse d'oser dénoncer la voie malsaine empruntée par l'école, merci à Juliete Minon de l'interprêter si incroyablement!


vendredi 10 octobre 2014

L’été s’est terminé sur les notes jazz rétro du dernier Woody Allen.

Après Barcelone, Rome, Paris et Londres, le réalisateur nous emmène dans le sud de la France : Nice, Cannes, Menton.
Déçue des précédents opus, l’idée de la carte postale idyllique ne me séduisait qu’à moitié. Néanmoins, les critiques positives et ma connaissance personnelle de la région m’ont convaincue et j’ai enfoncé la porte du cinéma.

Jazz, cynisme et vue sur la mer rythment cette aventure magique, pleinement portée par un Colin Firth de feu de Dieu, qui baigne avec aise dans cette ambiance années 20 !

Ce n’est pas le meilleur – Blue Jasmine, Annie Hall – ce n’est pas le pire non plus – Scoop. C’est un Woody Allen qui peut mieux faire, à l’image d’un élève qui vise la moitié…

Trop d’assurance, un public conquis à l’avance, et finalement : un gentil psychodrame amoureux bien casté et joliment mis en musique !


Avis nuancé, à l’image de Woody : 6/10 ! 

On gardera tout de même en tête, la belle playlist du film : 
1. You Do Something To Me – Leo Reisman & His Orchestra (2:46)
2. It’s All a Swindle (“Alles Schwindel”) – Ute Lemper (4:21)
3. Moritat – Conal Fowkes (2:40)
4. Dancing With Tears In My Eyes – Nat Shilkret & His Orchestra (3:04)
5. Big Boy – Bix Beiderbecke (2:49)
6. Thou Swell – Bix Beiderbecke (2:57)
7. Sorry – Bix Beiderbecke & His Gang (2:53)
8. The Sheik of Araby (with The De Paris Brothers Orchestra) – Sidney DeParis (2:44)
9. Chinatown, My Chinatown – The Firehouse Five Plus Two (2:21)
10. Remember Me – Al Bowlly (2:53)
11. Charleston – Paul Whiteman & His Orchestra (2:44)
12. Sweet Georgia Brown – California Ramblers (2:53)
13. You Call It Madness (But I Call It Love) – Smith Ballew and His Piping Rock Orchestra (3:17)
14. At the Jazz Band Ball – Bix Beiderbecke & His Gang (2:50)
15. It All Depends On You – Ruth Etting (2:55)
16. I’ll Get By (As Long As I Have You) – Conal Fowkes (2:36) 

jeudi 9 octobre 2014

La fin n'est pas, seul le recommencement existe.




Les jours, les semaines, les mois ont défilé. Une multitude d'événements se sont produits, les statuts ont changé. Etudiante j'étais, enseignante je suis, mais l'envie d'écrire, de partager mes coups de coeurs littéraires, théâtraux, musicaux, cinématographiques, artistiques, politiques, citoyens, architecturaux est toujours omniprésente. Celle de partager les coups de gueule aussi!


Quelques statuts vite postés, vite oubliés ont satisfait mollement ce désir, jusqu'à aujourd'hui. 

Les grandes résolutions riment souvent avec l'arrêt de la cigarette, de la mal bouffe, de ongles rongés, des reproches. Je n'arrête rien, je redémarre tout, je recommence, je réécris. 

Les contraintes scolaires envolées, la liberté d'écriture est plus grande, les sujets plus vastes, les lecteurs moins nombreux. 

Un abonnement au Théâtre de Liège, une envie frénétique de découvertes littéraires, un goût certain pour l'actualité et les médias, des fonds sonores variants, des cadres enivrants, des découvertes cinématographiques rythmeront les articles. 

A défaut d'un lectorat multiple, je tiens déjà à remercier mon unique lectrice... Elle se reconnaîtra.