samedi 20 octobre 2012

L'Adversaire

C’est  d’un combat qu’il s’agit entre Carrère et son personnage, entre la conception commune que se fait l’auteur du bien et du mal mise en péril par un criminel hors du commun, Jean-Claude Romand.

L’affaire Romand demeure dans les mémoires. Il y a presque 20  ans, un homme a tué sa femme, ses parents, ses enfants, pour finalement se rater. Il est alors condamné à la réclusion avec une peine de sureté de 22 ans. De son côté, Carrère, achève à ce moment-là une bibliographie de l’écrivain de science-fiction américain, Philip K. Dick, il voit mourir une de ces amies, assiste à une réunion de parents d’élèves, son fils a le même âge que celui de Romand. 
Or, celui-ci a tiré sur sa mère de face, celle-ci a vu Satan en son fils, Satan c’est-à-dire l’adversaire. Romand n’a jamais terminé sa deuxième année de médecine, il a prétendu le contraire, et pendant 18ans, il s’est forgé une existence, il inventait sa vie. Découvert, il n’a pas supporté le déshonneur prévisible. Alors, Carrère parcourt la dérive de la démence sans se défendre d’en avoir parfois subi la fascination.

Envie d'en savoir plus après la lecture de L'Adversaire : Faites Entrer l'Accusé, Jean-Claude Romand, un menteur. 
http://vimeo.com/49467464
(Il ne s'agit pas d'une vidéo de Youtube, donc impossible de la mettre directement sur mon blog...)

vendredi 19 octobre 2012

Celui qui n’aimait pas lire, j’ai aimé le lire !

Mikaël Ollivier nous raconte son parcours : un « mauvais » élève, un cinéphile, un  lecteur et enfin un auteur. Le tout couronné par une rencontre amoureuse.


Une succession de « si » et de romans qui lui ont permis de devenir ce qu’il est, de construire sa personnalité, son parcours professionnel et même sa vie intime, car c’est cette succession même qui ont produit LA rencontre avec la femme de sa vie.
Un récit drôle et léger qui plaira à tous ! 


Et si moi aussi je rencontrai l’homme de ma vie dans le train qui mène au Salon de l’éducation ? Je vais peut-être bien m’y rendre finalement !

mercredi 17 octobre 2012

Une Pièce montée

Une Pièce montée, encore un roman gentillet sur le mariage me disais-je au début de ma lecture. Je me suis bien trompée... et TANT MIEUX !  (Car je n’aime VRAIMENT pas les livres gentillets ou mignons, ça m’ennuie rapidement !)

http://blog.eat24hours.com/wp-content/uploads/2011/04/Leash.jpg

Ici, il s’agit d’un roman plutôt pessimiste sur le mariage. Mais pas seulement !  Il aborde également le thème du handicap, de l’homosexualité, du rejet de l’autre, des secrets de famille, de la mort... un peu trop de thèmes qui ne sont abordés que de manière superficielle.
En plus de la multitude des thèmes, on a une véritable cohue  de personnages ! Ce puzzle est compliqué à structurer. Ils sont nombreux, interviennent à différents moments, et se mélangent ! Pour une fois, un arbre généalogique aurait été bien nécessaire ! Surtout pour les lecteurs les moins avertis.
Une Pièce montée est ce que j’appelle un roman de « Vacances », pas spécialement léger, pas spécialement profond, qui se lit relativement vite puisque le style est fluide et les chapitres courts. 


dimanche 7 octobre 2012

La rivière à l'envers

Paradoxalement, ce texte est très....visuel. Il est riche et très poétique par les scènes qu’il nous permet d’imaginer. Je suis d'ailleurs très étonnée que cher Tim Burton ne se soit pas emparé du scénario !
Cette quête initiatique permet de philosopher sur la vie et la mort, la vie éternelle, mais aussi sur le courage et la volonté. D’autres thèmes sont abordés comme la séparation, l’amour, l’amitié, la confiance, l’entraide et la solidarité. C’est véritablement une œuvre qui fait passer un message de dépassement de soi et qui prône des valeurs humanistes de solidarité et de confiance.

Tout au long de ma lecture, j’ai fait des analogies avec d’autres romans que j’ai lus, voici les deux ressemblances qui m’ont le plus marquée:

- Le Parfum, Patrick Suskind. 
Toutes ces odeurs décrites, et le village des parfumeurs, comment ne pas penser à Grasse ? (Ma comparaison s'arrête là bien évidemment, Tomek n’a rien à envier à Jean-Baptiste Grenouille !)

- Charlie et la chocolaterie, Roald Dahl.
Les abricots géants, les noix pleines de purée, les haricots au goût de réglisse, impossible de ne pas voir les bonbons et autres sucreries farfelues de la chocolaterie Wonka !
Sans oublier, le physique des parfumeurs auquel j'associe assez vite les "Oompas Loompas".

Le sphinx, La Belle au Bois dormant, et surement encore d'autres que je n'ai pas vues...

Je vais finir par penser que ce cher M. Mourlevat est plus que fortement inspiré, et qu'il va chercher ses idées dans les livres des autres….

Serait-ce seulement probable? 
La Rivière à l'Envers est publié en 2000, alors que Charlie et la Chocolaterie est publié en 1964... Le Parfum quant à lui est paru en 1985...
Se serait-il laissé influencer par ses propres lectures ?
 Si La Ballade de Cornebique me fait penser à n'importe quel autre roman que j'ai déjà lu, je vais finir par le croire !

De plus, j'aimerais bien que cet auteur pense désormais à finir son livre comme il le commence, c'est-à-dire correctement ! Qu'est-ce donc que cette manie de bâcler la fin ? (Une pression éditoriale ?)
(Je vais finir par lui écrire à M. Mourlevat...)

Jamais deux sans trois, aie aie aie Cornebique, je te redoute !

vendredi 5 octobre 2012

Pour moi, lire c'est..

Pour moi, lire c'est synonyme de choix!

Les lectures scolaires sont parfois un plaisir certes, mais elles empêchent un instant capital, celui du choix.
Je pense que la lecture commence à ce moment-là, lorsqu'on est chez Pax ou Agora et que l'on choisit un livre. A chacun sa technique, la première ou la quatrième de couverture, le début du livre, l'illustration, les recommandations d'un ami, la critique d'un journaliste...
Personnellement, j'ouvre le livre à n'importe quelle page et je lis, si j'accroche, j'achète.

Pour moi, lire c'est aussi synonyme de position ! 

Le lit, le canapé, le bureau, le bus, le train, l'avion ?  Assis ou couché ? Sur le dos ? Sur le ventre ? Sur le côté ? Tant de questions que pose n'importe quel navet !

Enfin, pour moi, lire c'est synonyme de rapidité ! 

Un roman que j'aime a la particularité de se lire rapidement, d'une traite, car cela signifie une chose primordiale : j'accroche ! Un roman que j'aime, je le lis dans le bus, dans mon lit, n'importe où, mais je le lis dès que j'ai un moment creux, il ne traine pas des semaines sur ma table de nuit....

Devoir pour Mme Audin

L'Enfant Océan, ou la symbolique du chiffre 7...


La première de couverture de « L’Enfant Océan » ou la première de couverture d’un ouvrage d’une autre époque. Une illustration aux traits soignés certes, mais aux couleurs passées. Rien qui me donne vraiment envie de commencer ce roman ! Analysons tout de même cette couverture.

Au premier coup d’œil, je devine déjà « l’enfant océan », c'est-à-dire le petit garçon au sac bleu face à la mer et en l’occurrence à l’océan.
Ensuite, six garçons au second plan, pour ne pas dire trois doubles, peut-être des jumeaux ? Ils ont l’air d’avoir froid, l’histoire se déroule probablement en hiver.
La quatrième de couverture va-t-elle me révéler d’autres indices et me donner ENFIN envie de commencer ce livre ?
Yann est le petit garçon de l’avant-plan, et il s’agit de ses 6 frères ainés, tous jumeaux, j’avais raison !  Ils sont sept, c’est un chiffre qui ne me dit rien qui vaille, si j’en crois nos lectures de l’année passée. Les sept fées marraines dans La Belle au bois dormant,  les sept femmes de Barbe Bleue, les sept garçons dans Le Petit Poucet, et a fortiori, les sept filles de l’Ogre, ou encore les bottes de sept lieues….
J'y vois déjà plus clair, et peut-être ai-je désormais envie de savoir si le chiffre 7 rythmera l’aventure de Yann et ses six frères. 
 
http://saintandrecm2.blogspot.be/2012/01/livre-lire-pour-janvier-2012.html

Une heure plus tard.
J'ai lu ce livre d'une traite. "Qu'est-ce donc que cette fin ?" est la question qui résonne en moi depuis quelques minutes ! 
L’Enfant Océan se veut être la version moderne du Petit Poucet, d'accord, mais pourquoi Mourlevat adopte-t-il le pire des romans modernes, c'est-à-dire cette nouvelle fâcheuse habitude de laisser la fin en suspens ?
Au moins, ça me permet de vous dire que si je devais envisager ce texte en classe (en première secondaire avec la mention "A partir de 10 ans" cela serait particulièrement délicat !), je saurais directement quoi leur demander : écrire la suite !!

J'ai dit : "L’Enfant Océan se veut être la version moderne du Petit Poucet, d'accord". Cependant, en y repensant,non, pas si d'accord que ça...
Quelle idée est passée par la tête de cet auteur pour oser s'attaquer à une histoire que tout le monde connait, même ceux qui ne l'ont pas lue... C'est tout de même un pari risqué !
De plus, je ne comprends pas où il veut en venir... "L'idée m'est venue que cet enfant n'était pas réel, qu'il sortait tout droit d'un conte."  Si cet enfant n'est pas réel, est-il "réellement" Le Petit Poucet ?  Est-il son frère jumeau ? Rien n'est vraiment clair, je me suis d'abord sentie hébétée par la fin, mais en y repensant, et en essayant de comprendre l'intention de l'auteur, je suis perdue, et je me demande si je comprends vraiment où cet auteur veut en venir... 

Certes, j'ai accroché, j'ai lu ce roman d'une traite et je l'ai apprécié, mais les analogies sont énormes... Un bien ou un mal, chacun son avis...