mercredi 28 novembre 2012

Mourlevat, vous me tourmentez !

Mourlevat, il parait que vous avez du succès ! 
J'aimerais bien comprendre pourquoi, voici donc un échantillon des commentaires positifs à votre égard que j'ai trouvés sur le net. 

A propos de "L'enfant Océan" : 
C'est une merveilleuse version actuelle du Petit Poucet. On y retrouve chaque personnage du conte traditionnel et chacun raconte une partie de l'histoire. Une histoire émouvante que j'ai testée dans ma classe de CM et parmi mes amis ...Tous ont aimé: les enfants comme les adultes!
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 A propos de "La rivière à l'envers" : 
J'ai lu ce livre quand j'avais 8 ans, j'en ai aujourd'hui 21 et j'en garde un souvenir ému.C'est comme si c'était hier, l'histoire m'avait émerveillée, et emmenée dans un monde lointain et fantastique, c'est très bien écrit et on le dévore vraiment. C'était il y a longtemps mais je vais acheter ce livre pour me remémorer mes souvenirs de jadis, et je le lirais à mon future enfant...
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A propos de "La ballade de Cornebique" : 

 Un bijou d'humour et de tendresse à faire connaître à tous d'urgence, enfants et adultes. Les personnages sont hyper-attachants et on lit avec un sourire aux lèvres.
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Dois-je m'incliner face à tant d'éloges ? Je le pense bien !  
Vous faites rire, vous émerveillez, on se souvient de vous et vos livres se vendent bien....
Mais pourquoi, MOI, je n'aime pas vos écrits ? 
Nous n'avons pas le même univers, ni le même humour, c'est une première chose... Ensuite, peut-être suis-je un peu trop puriste pour apprécier la réappropriation d'un conte de Perrault ? Je ne me sens pourtant pas profondément réac', mais je n'ai pas besoin de l'Enfant Océan pour transposer ce conte à la société contemporaine. D'autant plus que le travail de réécriture doit être bien plus complexe que le travail d'écriture "simple". Alors pourquoi ? Je me le demande... 
 

lundi 26 novembre 2012

Bye Bye Mourlevat !

La littérature en réseau autour de Mourlevat, quand on n'aime pas Mourlevat, ça pose problème : trois longues semaines pour finir "La ballade de Cornebique", j'ai presque honte...

J'ai commencé par la 4ième de couverture (ce que je ne fais jamais en plus), elle ne m'avait pas réjouie :
"Si vous aimez les boucs, le banjo et les charlatans, les concours d'insultes et les petits loirs qui bâillent tout le temps, alors laissez-vous emporter dans la folle cavale de l'ami Cornebique"
Eh bien, non, je n'aime rien de tout ça et je n'avais donc aucune envie de me laisser emporter... mais j'y fus bien obligée !

Là, ce fut le drame ! Monsieur Mourlevat ne peut-il décidément pas s'empêcher d'aller pêcher ses idées chez les autres ou est-ce moi qui suis en plein délire de paranoïa et qui associe chaque nouvelle lecture à une lecture de l'année précédente ? J'aimerais sincèrement une réponse à cette question : qui a pensé au Petit Prince en lisant ce texte ? Le point de départ est le même : un voyage, une errance, une ballade causée par un chagrin d'amour. Le personnage découvre des environnements différents du sien, fait des rencontres et prend sous son aile un autre animal, le loir remplace le renard... Cependant, pour mon plus grand malheur, le reste diffère : St-Exupéry en a fait un chef-d’œuvre profond et inoubliable ; Mourlevat s'est contenté d'une fable légère et éphémère.

Pour ne rien arranger, Mourlevat et moi-même ne partageons pas le même humour. La folle cavale de son ami le bouc ne m'a donc pas follement amusée, pour ne pas dire carrément ennuyée... Je ne raffole ni des charlatans atteints d'Alzeimer, ni des concours d'insultes.

Essayons tout de même d'être positive, j'ai apprécié les illustrations et je félicite Monsieur Mourlevat, car cette fois, nous avons une vraie fin. (Oui, je sais, elle était prévisible, mais au moins, il y en a une. De plus, il faut bien que je trouve des points positifs...)

ENFIN, je ne lirai plus de Mourlevat et ça, c'est une excellente nouvelle !