Une fois encore, mais quel personnage ! Toutes ses facettes sont intéressantes. L'auteur qui s'inspire de sa vie, mais aussi de ses élèves (Riad-Abdelkrim). L'éditrice, tout comme la prof, qui a un soucis de perfection, de réflexion et de complexité. Ces facettes nous les avons toutes découvertes au fil de cette rencontre.
Smadja nous a conforté dans notre choix de métier, elle nous a ouvert des portes quant à des méthodes de travail avec nos propres élèves mais elle nous a également donné des références théâtrales pertinentes. Ce n'est pas une auteure qui se contente de recevoir, elle donne, elle donne même beaucoup. En remarques, en questions, en attentions, et même en cadeaux.
J'espère avoir un retour par mail sur notre travail, l'inverse me décevrait, mais m'étonnerait beaucoup !
Ensuite, elle a répondu aux deux grandes questions que je me posais :
- Les pièces de sa collection ont clairement une portée réflexive :elles sont choisies justement parce qu'elles donnent à réfléchir, parce qu'elles sont complexes à la fois sur le fond et sur la forme. Cela me rassure quant au fait que je ne parvenais pas à déchiffrer le sens profond de "Plus d'école".
- Elle ne fait pas exprès d'écrire des cycles, elle se contente de laisser des portes ouvertes à l'écriture probable d'une suite. Elle ne connait pas d'avance le destin de ses personnages. Voilà qui me conforte dans l'idée que ce cycle n'était pas un cycle comme un autre, raison pour laquelle je l'ai apprécié.
Enfin, elle a parlé de quelque chose de très important à mes yeux : le cancre héros et l'intello bouffon.
Les modèles des jeunes ont changé : Tony Montana, Booba, Balotteli... comme dirait Smadja, ces modèles représentent l'argent facile. Ce même argent facile qui est responsable du décrochage scolaire (sujet même de mon exposé en psychologie du développement!). Alors que faire ? Je n'ai pas la réponse aujourd'hui, Smadja après plus de 20 ans d'enseignement ne l'a pas non plus. Or, c'est une question majeure que de garder une place active à ses élèves au sein de nos classes. Tel est le défi de l'enseignement au XXIe siècle.
Merci encore à Smadja et à Mme Centi pour la mise en place de cette rencontre !
Sans oublier de féliciter la mise en scène terrible de FLE !!! (Maurane, Soukaina, Linda, Océane, Antoine, Charlotte, Céline et d'autres dont je ne connais pas les prénoms, c'était terrible !!!!)
mardi 5 mars 2013
Première rencontre avec Smadja, mais aussi avec des primo-arrivants.
Le théâtre dans les mains des jeunes est un sujet qui m'intéresse, me préoccupe et c'est pourquoi, j'ai sauté sur l'occasion pour aller voir la lecture de la pièce de Smadja à La Parenthèse ce lundi 4 mars 2013. Un peu par hasard au début, puis plus la journée avançait, plus je sentais que j'allais apprécier. J'ai fait plus que ça, j'ai été bluffée.
Smadja, d'abord. Elle est ce personnage charismatique et sympathique qui donne un sens à une carrière. Directrice de collection, elle choisit des auteurs qui ont quelque chose de vrai à dire, à transmettre aux enfants. Ces enfants pourront puiser dans ces œuvres afin d'en extraire ce dont ils ont besoin pour se construire. C'est son leitmotiv.
Ce fut le cas dans la mise en lecture par les élèves, primo-arrivants, de Las Chicas. Ils ont lu des extraits de l'unique œuvre théâtrale de Smadja, "Bleu, blanc, gris"http://www.blogger.com/blogger.g?blogID=1279162152119735722#editor/target=post;postID=6284999366018049096, dans laquelle elle raconte son exil de la Tunisie à la France. Parallèlement à ça, ils ont lu des textes nés de leur propre plume, dans lesquels ils parlent de leur expérience de l'exil. Qu'importe les problèmes de micro, le plus important était là, le crucial, l'essentiel qu'ils avaient à nous communiquer était là, à portée de notre écoute, mais aussi à celle de Smadja. Elle opinait du chef en entendant les témoignages de ces jeunes immigrés, elle revivait sa propre expérience. La boucle était bouclée.
Ensuite, cette rencontre a permis la découverte d'autres cultures, la multiculturalité ! Autour de tortillas, de tiramisu et d'autres mets délicieux dont je ne connais le nom, j'ai eu la chance de pouvoir discuter avec des primo-arrivants, notamment Oussamma et sa soeur. J'ai été bluffée. Ils sont ici depuis moins d'un an, parlent déjà très bien, très distinctement le français, mais j'ai appris qu'en plus de leur langue maternelle, l'espagnol, ils parlaient très bien l'arabe et avaient des notions d'anglais. Quelle gifle pour moi, Belge, Wallonne, qui ne parle même pas la deuxième langue de mon propre pays !
L'interculturalité comme on l'a vécue à La Parenthèse est un moment unique et émouvant. C'est également une belle preuve que la diversité culturelle de notre pays est une grande richesse.
Ce début de soirée m'a clairement donné envie de donner cours en FLE, à des primo-arrivants, voire même à l'étranger. Quelle richesse, quel échange et quel partage !
Et pour les photos, c'est par ici !
Smadja, d'abord. Elle est ce personnage charismatique et sympathique qui donne un sens à une carrière. Directrice de collection, elle choisit des auteurs qui ont quelque chose de vrai à dire, à transmettre aux enfants. Ces enfants pourront puiser dans ces œuvres afin d'en extraire ce dont ils ont besoin pour se construire. C'est son leitmotiv.
Ce fut le cas dans la mise en lecture par les élèves, primo-arrivants, de Las Chicas. Ils ont lu des extraits de l'unique œuvre théâtrale de Smadja, "Bleu, blanc, gris"http://www.blogger.com/blogger.g?blogID=1279162152119735722#editor/target=post;postID=6284999366018049096, dans laquelle elle raconte son exil de la Tunisie à la France. Parallèlement à ça, ils ont lu des textes nés de leur propre plume, dans lesquels ils parlent de leur expérience de l'exil. Qu'importe les problèmes de micro, le plus important était là, le crucial, l'essentiel qu'ils avaient à nous communiquer était là, à portée de notre écoute, mais aussi à celle de Smadja. Elle opinait du chef en entendant les témoignages de ces jeunes immigrés, elle revivait sa propre expérience. La boucle était bouclée.
Ensuite, cette rencontre a permis la découverte d'autres cultures, la multiculturalité ! Autour de tortillas, de tiramisu et d'autres mets délicieux dont je ne connais le nom, j'ai eu la chance de pouvoir discuter avec des primo-arrivants, notamment Oussamma et sa soeur. J'ai été bluffée. Ils sont ici depuis moins d'un an, parlent déjà très bien, très distinctement le français, mais j'ai appris qu'en plus de leur langue maternelle, l'espagnol, ils parlaient très bien l'arabe et avaient des notions d'anglais. Quelle gifle pour moi, Belge, Wallonne, qui ne parle même pas la deuxième langue de mon propre pays !
L'interculturalité comme on l'a vécue à La Parenthèse est un moment unique et émouvant. C'est également une belle preuve que la diversité culturelle de notre pays est une grande richesse.
Ce début de soirée m'a clairement donné envie de donner cours en FLE, à des primo-arrivants, voire même à l'étranger. Quelle richesse, quel échange et quel partage !
Et pour les photos, c'est par ici !
dimanche 3 mars 2013
Smadja, toujours toi !

Je n'ai pas choisi la pièce de théâtre de Smadja parmi les livres proposés pour préparer notre rencontre, c'est un des raisons qui m'a décidée à aller voir cette "mise en lecture" à la Parenthèse.
Je suis très curieuse d'aller voir cette pièce.
En effet, j'ai lu une pièce de la même collection, dirigée par Smadja : Plus d'école. Je n'ai absolument rien compris. La pièce a clairement une portée philosophique, réflexive que j'ai eu du mal à saisir. D'après les discussions en classe, je ne suis pas la seule à me poser des questions. Il faut dire, je m'attendais à du boulevard pour enfants, ma surprise fut d'autant plus grande !
C'est pourquoi je pense qu'aller voir une pièce dans la même veine, jouée par des acteurs, des enfants, donnera , je l'espère, plus de sens à ma lecture.
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