mardi 26 février 2013

Il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis !

J'ai toujours dit à Sarah que je n'aimais pas les cycles, elle ne comprenait pas. Je ne sais pas si désormais je les aime, mais en tout cas, Marie m'a fait craquer et je n'ai pas pu m'empêcher de lire tous les romans où elle apparaissait!
Les raisons ? Je ne me l'explique pas ! Peut-être est-ce parce que le système de cycle n'est pas une véritable intention de l'auteur ? Peut-être est-ce parce que j'ai commencé en plein milieu ? Peut-être parce que j'ai tout lu dans le désordre ?
Bref, le résultat est là.
J'ai lu "J'ai hâte de vieillir" et comme je le disais dans mon article précédant, j'hésitais, je voulais rester sur une note d'espoir.
Seulement, Sarah m'a passé un coup de fil pour me demander si ça me tentait d'écrire la suite. Oui, mais la suite, elle était déjà écrite... donc il fallait faire la suite de la suite, c'est-à-dire, la fin ! Me voilà donc bien obligée de lire "J'ai rendez-vous avec Samuel". Puis "Marie souffre le martyre", et enfin "Marie est amoureuse". J'ai tout fait dans le désordre. Ça m'a beaucoup plu. Je connais Marie comme si c'était mon amie. Ces personnages, j'ai envie de les rencontrer, de leur parler, je m'y suis attachée. J'ai d'ailleurs commander "Une Bentley boulevard Voltaire" qui raconte l'histoire de Samuel.
Je me rends compte que j'ai même lu un livre, un peu "Cucu-la-praline", c'est-à-dire tout ce que je déteste habituellement, mais ça avait du sens, car je voulais savoir comment Marie de "J'ai hâte de vieillir" était avant.
Smadja m'a clairement ouvert des portes. Océane, Sarah et moi, venons d'en fermer et mettant un point final au cycle. Je me réjouis de voir la réaction de l'auteur, j'ai peur, un peu, aussi.
Puis, comme quoi, le temps, il suffit de le trouver...

dimanche 17 février 2013

N'aurais jamais cru avoir hâte de vieillir.

On en a toutes rêvé, elle l’a écrit.

Ce qui m’a le plus marquée n’est pas ce qui prend la plus grande place dans le récit.
Ces jeunes ados, bourgeois-bohèmes, qui s’inventent une vie, des problèmes, qui mentent, fument, se saoulent, mon école en était pleine.
Par contre, des filles qui retombent sur leur amour d’enfance, ça, je n’en connais aucune.
Naive, sensible, peut-être le suis-je quand je me surprends à croire que Samuel et Marie vont former un couple désormais. Mais quelle fille n’a pas rêvé de sortir avec le garçon dont elle a été amoureuse en primaire, ou même un peu après ?
Je n’arrive pas à en écrire davantage. Pas davantage sans parler de moi. De ces (mes) amours avortées, que toutes (et surement tous) nous avons connues.
http://www.toutlecine.com/images/tag/0009/00098401-amour-d-enfance.html


           Je n'arrive pas à savoir si j'ai envie de lire les deux autres tomes. D'un côté, je suis curieuse, mais de l'autre, et si Samuel gâchait mon petit espoir ? Je me tâte ! Puis, je dois bien l'avouer, j'ai pas trop le temps... Je tiendrai cependant ma promesse de lire un autre Mourlevat, mais ça sera pas pour cette fois... Mea Culpa !  

samedi 2 février 2013

Science-fiction, focalisations, bioéthique...

Des Fleurs pour Algernon, en classe ?
Je dis OUI !
Il est un livre de science-fiction très simple à lire, très accessible mais qui demande une certaine maturité pour en comprendre le véritable enjeu, c’est pourquoi je le donnerai en 3ième générale ou en 4 P. Mais pourquoi faire vous demandez-vous ?
Evidemment pour aborder la science-fiction ! Il faudra remettre le roman en contexte, mais je pense qu’il est judicieux de prendre un exemple comme celui-là pour « prouver » aux élèves que ce qu’anticipaient des auteurs il y a 50 ans, peut tout à fait se produire maintenant. La science-fiction d’hier peut devenir le réalisme d’aujourd’hui.
Cette exploitation pédagogique en français coule de source à mes yeux, mais une seconde m’a interpelée pendant ma lecture : la focalisation.
En effet, deux focalisations, car deux Charlie. Lorsque que le Charlie raisonnable parle du Charlie émotif, il y a comme un double « je » et donc deux focalisations pour un seul personnage. Ce n’est, je crois, pas courant en littérature et ça mérite notre attention et celles des élèves.  Cela permettra de faire comprendre aux élèves comment il est possible de voir cette opposition sentiments/raison grâce à la focalisation qui est double.
Enfin, je pense que je proposerai un exercice d’écriture sous forme de comptes rendus afin que les élèves puissent faire part de leurs réflexions tout au long du roman.
Toutes les questions sur le bonheur, l’intelligence, la bioéthique, et les limites de la science sont évidemment abordables au cours de morale, mais je préférerais dans ce cas des extraits à la lecture de l’œuvre complète.