mardi 5 mars 2013

Première rencontre avec Smadja, mais aussi avec des primo-arrivants.

Le théâtre dans les mains des jeunes est un sujet qui m'intéresse, me préoccupe et c'est pourquoi, j'ai sauté sur l'occasion pour aller voir la lecture de la pièce de Smadja à La Parenthèse ce lundi 4 mars 2013. Un peu par hasard au début, puis plus la journée avançait, plus je sentais que j'allais apprécier. J'ai fait plus que ça, j'ai été bluffée.

Smadja, d'abord. Elle est ce personnage charismatique et sympathique qui donne un sens à une carrière. Directrice de collection, elle choisit des auteurs qui ont quelque chose de vrai à dire, à transmettre aux enfants. Ces enfants pourront puiser dans ces œuvres afin d'en extraire ce dont ils ont besoin pour se construire. C'est son leitmotiv.
Ce fut le cas dans la mise en lecture par les élèves, primo-arrivants, de Las Chicas. Ils ont lu des extraits de l'unique œuvre théâtrale de Smadja, "Bleu, blanc, gris"http://www.blogger.com/blogger.g?blogID=1279162152119735722#editor/target=post;postID=6284999366018049096, dans laquelle elle raconte son exil de la Tunisie à la France. Parallèlement à ça, ils ont lu des textes nés de leur propre plume, dans lesquels ils parlent de leur expérience de l'exil. Qu'importe les problèmes de micro, le plus important était là, le crucial, l'essentiel qu'ils avaient à nous communiquer était là, à portée de notre écoute, mais aussi à celle de Smadja. Elle opinait du chef en entendant les témoignages de ces jeunes immigrés, elle revivait sa propre expérience. La boucle était bouclée.

Ensuite, cette rencontre a permis la découverte d'autres cultures, la multiculturalité ! Autour de tortillas, de tiramisu et d'autres mets délicieux dont je ne connais le nom, j'ai eu la chance de pouvoir discuter avec des primo-arrivants, notamment Oussamma et sa soeur. J'ai été bluffée. Ils sont ici depuis moins d'un an, parlent déjà très bien, très distinctement le français, mais j'ai appris qu'en plus de leur langue maternelle, l'espagnol, ils parlaient très bien l'arabe et avaient des notions d'anglais. Quelle gifle pour moi, Belge, Wallonne, qui ne parle même pas la deuxième langue de mon propre pays !

L'interculturalité comme on l'a vécue à La Parenthèse est un moment unique et émouvant. C'est également une belle preuve que la diversité culturelle de notre pays est une grande richesse.

Ce début de soirée m'a clairement donné envie de donner cours en FLE, à des primo-arrivants, voire même à l'étranger. Quelle richesse, quel échange et quel partage !

Et pour les photos, c'est par ici !

2 commentaires:

Manu a dit…

Julie,

Je trouve ton article hyper intéressant... Néanmoins, il y a une légère faute de syntaxe...

Tu écris "donner cours en FLE, voire même à l'étranger", écrire "voire même" est un euphémisme, il ne faut écrire que "voire" ... ;-)

Bisous

Unknown a dit…

Non, en réalité c'est un pléonasme !