La première de couverture de « L’Enfant Océan » ou la première de couverture d’un ouvrage d’une autre époque. Une illustration aux traits soignés certes, mais aux couleurs passées. Rien qui me donne vraiment envie de commencer ce roman ! Analysons tout de même cette couverture.
Au premier coup
d’œil, je devine déjà « l’enfant océan », c'est-à-dire le petit
garçon au sac bleu face à la mer et en l’occurrence à l’océan.
Ensuite, six garçons
au second plan, pour ne pas dire trois doubles, peut-être des jumeaux ?
Ils ont l’air d’avoir froid, l’histoire se déroule probablement en hiver.
La quatrième de
couverture va-t-elle me révéler d’autres indices et me donner ENFIN envie de
commencer ce livre ?
Yann est le
petit garçon de l’avant-plan, et il s’agit de ses 6 frères ainés, tous jumeaux,
j’avais raison ! Ils sont sept, c’est un chiffre qui ne me dit rien
qui vaille, si j’en crois nos lectures de l’année passée. Les sept fées
marraines dans La Belle au bois dormant, les sept femmes de Barbe Bleue,
les sept garçons dans Le Petit Poucet, et a fortiori, les sept filles de
l’Ogre, ou encore les bottes de sept lieues….
J'y vois déjà plus
clair, et peut-être ai-je désormais envie de savoir si le chiffre 7 rythmera
l’aventure de Yann et ses six frères.


http://saintandrecm2.blogspot.be/2012/01/livre-lire-pour-janvier-2012.html
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Une heure plus tard.
J'ai lu ce
livre d'une traite. "Qu'est-ce donc que cette fin ?" est la question
qui résonne en moi depuis quelques minutes !
L’Enfant Océan
se veut être la version moderne du Petit Poucet, d'accord, mais pourquoi
Mourlevat adopte-t-il le pire des romans modernes, c'est-à-dire cette nouvelle
fâcheuse habitude de laisser la fin en suspens ?
Au moins, ça me
permet de vous dire que si je devais envisager ce texte en classe (en première
secondaire avec la mention "A partir de 10 ans" cela serait
particulièrement délicat !), je saurais directement quoi leur demander : écrire
la suite !!
J'ai dit :
"L’Enfant Océan se veut être la version moderne du Petit Poucet,
d'accord". Cependant, en y repensant,non, pas si d'accord que ça...
Quelle idée est
passée par la tête de cet auteur pour oser s'attaquer à une histoire que tout
le monde connait, même ceux qui ne l'ont pas lue... C'est tout de même un pari
risqué !
De plus, je ne
comprends pas où il veut en venir... "L'idée m'est venue que cet enfant
n'était pas réel, qu'il sortait tout droit d'un conte." Si cet
enfant n'est pas réel, est-il "réellement" Le Petit Poucet ? Est-il son frère jumeau ? Rien
n'est vraiment clair, je me suis d'abord sentie hébétée par la fin,
mais en y repensant, et en essayant de comprendre l'intention de l'auteur, je
suis perdue, et je me demande si je comprends vraiment où cet auteur veut en
venir...
Certes, j'ai accroché, j'ai lu ce roman d'une traite et je l'ai apprécié, mais les analogies sont énormes... Un bien ou un mal, chacun son avis...
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