samedi 29 septembre 2012

No et Moi, Delphine de Vigan

Il y a des livres, dès les premières pages, on sait qu'on va les dévorer, on sait d'avance que l'histoire va nous prendre aux tripes, on sait qu'il y a un avant et un après.
Lou et No, deux univers opposés, deux abandons différents, deux relations mère-fille confuses mais une seule réelle histoire d'amitié. Celle qui nous marque au fer rouge.
Lou découvre que "Les choses sont ce qu'elles sont", que l'on est bien souvent seul face aux "choses", et elle va faire de cette désillusion un atout pour mûrir et apprendre à ne pas renoncer.
Fatalité, destin, confiance, précarité, liberté, ténacité, utopie; nombre de concepts abordés dans cet ouvrage de façon attachante et poignante.

Les moralistes ne pourront que faire le rapprochement avec "Le sang nouveau est arrivé" et les questions qu'il pose...
SDF, une fatalité ? Peut-on lutter ? Qui peut lutter ?
Réinsertion, est-ce une réelle possibilité ou un concept de bureaucrates... ?


A la fin de ce post, je me rends compte qu'il est parfois plus facile de critiquer négativement un livre que d'en faire l'éloge. Il est difficile de rendre compte de tous ces petits éléments qui font que l'on peut affirmer "J'ai adoré ce roman.", les identifie-t-on réellement ou est-ce plus en filigrane, en dessous, au deçà des mots que se glissent des détails qui changent le cours d'une lecture ? 



Aucun commentaire: