lundi 26 novembre 2012

Bye Bye Mourlevat !

La littérature en réseau autour de Mourlevat, quand on n'aime pas Mourlevat, ça pose problème : trois longues semaines pour finir "La ballade de Cornebique", j'ai presque honte...

J'ai commencé par la 4ième de couverture (ce que je ne fais jamais en plus), elle ne m'avait pas réjouie :
"Si vous aimez les boucs, le banjo et les charlatans, les concours d'insultes et les petits loirs qui bâillent tout le temps, alors laissez-vous emporter dans la folle cavale de l'ami Cornebique"
Eh bien, non, je n'aime rien de tout ça et je n'avais donc aucune envie de me laisser emporter... mais j'y fus bien obligée !

Là, ce fut le drame ! Monsieur Mourlevat ne peut-il décidément pas s'empêcher d'aller pêcher ses idées chez les autres ou est-ce moi qui suis en plein délire de paranoïa et qui associe chaque nouvelle lecture à une lecture de l'année précédente ? J'aimerais sincèrement une réponse à cette question : qui a pensé au Petit Prince en lisant ce texte ? Le point de départ est le même : un voyage, une errance, une ballade causée par un chagrin d'amour. Le personnage découvre des environnements différents du sien, fait des rencontres et prend sous son aile un autre animal, le loir remplace le renard... Cependant, pour mon plus grand malheur, le reste diffère : St-Exupéry en a fait un chef-d’œuvre profond et inoubliable ; Mourlevat s'est contenté d'une fable légère et éphémère.

Pour ne rien arranger, Mourlevat et moi-même ne partageons pas le même humour. La folle cavale de son ami le bouc ne m'a donc pas follement amusée, pour ne pas dire carrément ennuyée... Je ne raffole ni des charlatans atteints d'Alzeimer, ni des concours d'insultes.

Essayons tout de même d'être positive, j'ai apprécié les illustrations et je félicite Monsieur Mourlevat, car cette fois, nous avons une vraie fin. (Oui, je sais, elle était prévisible, mais au moins, il y en a une. De plus, il faut bien que je trouve des points positifs...)

ENFIN, je ne lirai plus de Mourlevat et ça, c'est une excellente nouvelle !


3 commentaires:

Unknown a dit…

Quand j'ai lu la quatrième de couverture, je riais déjà en pensant à toi!

Emmanuelle Martin a dit…

J'adhère complètement à ce propos, Dame Julie!

Mme Centi a dit…

Mais non Julie, tu n'es pas obligée de trouver des points positifs (tu me fais sourire parfois...).
Le ton de tes notes est enlevé, enjoué et souvent (peut-être un peu trop pour moi) passionné. Mais c'est toi, c'est évident. Ne perds pas cette verve enthousiaste (oh non!), mais mets-la au service d'une analyse objective, fine et construite.